Category: broadcasting

Marketers are users after all

I find this news completly fascinating:

The popularity of user-generated video sites like YouTube has given rise to deceptive videos created for self-promotion, advertising, or even smearing rival brands. This latter format, dubbed the ‘smear video,’ depicts a rival brand’s product exhibiting fictitious faults.

Link

After the studios complaining about consumers perturbing their “content sphere” the trend is now inverting: street people get mad because corporations “misrepresent commercial content as user-generated content”.

What was sure to happen has arrived: marketers have infiltrated the people’s republic of user generated media and the whole meaning of home movie gets redefined. Now when you will see someone putting mentos in a coke bottle you better check if he is really your neighbor, or just another Atlanta exec.

Is this the turning point? Is it the moment where the web 2.0 values come back to haunt us? Was it really wise to allow anybody to make the headlines on youtube? Is it a fair game, the creativity of the masses versus the unlimited budgets of procter and gamble? Can user-generated content survive this simple truth: marketers are users after all.

Worst week in the history of broadcast TV

Last week was the least-viewed week in the history of broadcast network television in the USA.
CBS, ABC, NBC and Fox averaged 20.8 million viewers during the average prime-time minute last week, according to Nielsen Media Research. That sunk below the previous record, set during the last week of July in 2005.

Link (via BoingBoing)

Everything BUT television is growing on the US market. The advertising dollars will continue their exodus from the TV screens to the Web, video games, podcasts, etc…

So what will the big networks do now? Organize weekly Superbowls, or embrace new medias to try to capitalize on the relations they built with all of us?

The clock is ticking, and time is getting shorter with the Web it seems.

The art of keeping the legal department busy

At first it sounded like a nice initiative. The BBC reports that Warner will debut movie downloads. Finally a legal alternative to peer to peer, iTunes for movies in on the way. Then this:

Pricing for a feature film will be about the same as the DVD release.

A download at the price of a DVD? Sounds a bit insulting, just as if it was a way for Warner to justify their current stance against their market’s evolution (decentralization, openness, less barriers and gatekeepers, etc…).

“We offered movie download to our customers, but they are still using peer to peer. Evil people, let’s sue them!”

That just doesn’t make sense. Download are cheaper than DVDs, until prices reflect that customer won’t use the legal systems.

Comment Hollywood tente de contrôler la télévision numérique

Le Temps vient de publier mon interview de Cory Doctorow, coordinateur européen de la Electronic Frontier Foundation, qui évoque le futur format de diffusion de la télévision numérique dans lequel les studios hollywoodiens nous préparent quelques désagréables surprises.

Je crois qu’il est important que le message passe. Nous devons vraiment faire attention à ce que ces gens nous préparent. L’article est à lire ici, et pour plus d’informations visitez la page de la EFF.

CPCM – Europe’s broadcast flag

Today Le Temps published an interview I recorded with Cory Doctorow, the Electronic Frontier Foundation coordinator of European affairs. We discussed (in french) the attempt by the hollywood studios to lock the upcoming digital television standards with a system similar to (actually much worse than) the USA’s broadcast flag.

Cory is standing in these people’s way, trying to defend our rights. It’s important the message gets heard. If you read french, check the article. If not, direct your browser to the corresponding EFF page.

Comment Hollywood tente de contrôler la télévision numérique

TV. Négociations tendues à Genève sur l’avenir des produits audiovisuels dans un environnement numérisé.

Les producteurs de Hollywood font un cauchemar récurrent. Dans ce mauvais rêve, leur industrie subit ce que les majors de la musique ont vécu avec la numérisation et l’essor d’Internet: une perte de contrôle sur la distribution de leurs produits. Le développement de la télévision numérique menace en effet de bouleverser le marché de l’audiovisuel. Les producteurs et les ayants droit veulent absolument empêcher que leurs émissions, films ou séries circulent de disque dur en disque dur à travers la planète sans leur consentement. Leur plan: imposer dans les téléviseurs et les enregistreurs numériques un «système de gestion des copies et de protection du contenu», appelé CPCM. Ce système est le point central de négociations informelles entre l’industrie audiovisuelle réunie au sein du Digital Video Broadcasting Project, et ceux qui défendent la liberté des téléspectateurs. Les prochaines rencontres auront lieu à Genève, les 21 et 22 novembre prochains.

Cory Doctorow est le coordinateur européen de Electronic Frontier Foundation, association qui représente les intérêts des téléspectateurs. Son avis est évidemment tranché. Entretien.

Le Temps: Comment définir le CPCM?

Cory Doctorow: Le CPCM est une technologie qui permettra de contrôler en détail ce que les téléspectateurs pourront faire avec les programmes numériques qu’ils visionnent. Le fonctionnement est très simple. En plus des images et du son, on adjoint un signal qui déterminera ce que le téléspectateur a le droit de faire. Une sorte de mouchard. Imaginez que vous souhaitiez enregistrer une émission. Vous programmez votre magnétoscope, mais au moment de démarrer, la manœuvre vous est refusée parce que vous n’êtes pas dans la zone géographique qui a l’autorisation de le faire, un peu comme le système des zones pour les DVD. Ce que vous pouvez enregistrer est déterminé uniquement par l’émetteur.

- Qu’est-ce qui pourrait être interdit, et quand?

– Ce n’est pas encore clair. Mais la technologie en cours de développement va, entre autres, permettre de restreindre l’accès aux programmes à une zone géographique, à un nombre précis de télévisions par foyer, à certains types de récepteurs. Le CPCM réduira également le champ de liberté octroyé aujourd’hui par le droit à la copie privée. Notez que le CPCM est la version européenne du Broadcast Flag, un système similaire que les studios hollywoodiens ont tenté sans succès de mettre en place aux Etats-Unis.

- Quelles en seront les conséquences?

– Si le CPCM est adopté, certaines choses que nous pouvons actuellement faire avec les programmes télévisuels deviendront impossibles ou payantes. Un professeur souhaite enregistrer et montrer une émission libre de droits à ses élèves? Le CPCM peut très bien empêcher la manœuvre, pourtant parfaitement légale. Vous voulez mettre un nouvel enregistreur numérique sur le marché? Il faudra le faire valider par les studios qui pourront vous demander des droits. Qui dit brevet dit également fin des logiciels dits open-source, généralement créés par des groupes aux moyens financiers limités.

- Un exemple?

– Il existe aujourd’hui une petite boîte appelée Slingbox. Vous la connectez à votre télévision et vous pouvez alors regarder vos séries télévisées depuis votre ordinateur portable, où que vous vous trouviez dans le monde. Ce genre d’innovation serait perdu avec le CPCM. Nous sommes en train de laisser un petit nombre d’entreprises dicter à des millions de gens ce qu’ils auront ou pas le droit de faire.

- Au moins, ces mesures permettront de lutter contre le téléchargement illégal de films, non?

– Même pas. Les utilisateurs expérimentés trouveront un moyen de les contourner, et ils mettront les films à disposition des internautes. Dans ces négociations, les studios souhaitent surtout prendre le contrôle de la télévision numérique pour en tirer le maximum de bénéfices. En mettant une technologie brevetée dans le signal numérique, ils s’assurent de beaux revenus pour les années à venir, téléchargement illégal ou pas.

- Quel modèle proposez-vous pour concilier les intérêts des consommateurs, des studios et des diffuseurs?

– Il existe des solutions. Prenons l’exemple du marché de la musique. On peut imaginer un système où chaque client payerait un montant annuel qui lui donnerait le droit de télécharger ce qu’il souhaite en toute légalité. L’argent serait mis en commun et les bénéfices répartis entre les artistes, chacun recevant une somme proportionnelle à la popularité de son travail. Personnellement, je crois que nous devons cesser de faire des lois pour combattre les technologies. L’innovation fait peur car elle force à se renouveler. La situation n’est pas nouvelle. Quand la radio est arrivée, les distributeurs de disques se sont inquiétés du fait que n’importe qui pouvait diffuser leur musique à des millions de gens. Ils ont tenté de s’opposer à cette avancée qui, au final, leur a été plus que bénéfique. C’est la même chose avec les studios hollywoodiens.

Cory Doctorow parlera à Genève dans le cadre de la conférence Lift. Voir www.lift06.org

Carnet pratique
Cory Doctorow interviendra à Genève dans le cadre de la conférence Lift, les 2 et 3 février prochain (http://www.lift06.org).

Pour plus d’informations (en anglais): La page de la Electronic Frontier Foundation sur le CPCM
http://www.eff.org/IP/DVB/

Le site de la «slingbox», permettant de regarder sa télévision de n’importe où dans le monde,
http://www.slingmedia.com/

Le site du groupement DVB, responsable de la définition du futur standard de diffusion de la télévision numérique:
http://www.dvb.org/

CBS’s Web strategy

I think it is the first time I read a major TV channel explaining their plans for the future. What they want to accomplish seems really interesting. As they expect that “by 2010 there will be as many

It is to my knowledge the first large TV channel that evokes its plans with a future. What they want to do seems interesting. As they expect that by 2010 “households connected to the high speed Internet will be at least as numerous than those with satellite or cable TV” they will turn into an “on demand service available 24 hours a day on many platforms”.

They most probably will take as a starting point the blog model to create, beyond the traditional contents, more local and personal things. At least it is what this sentence seems to say:

CBS also wants to benefit from its network of correspondents throughout the world to propose [... ] a large variety of on demand programs to more diversified audience sitting in front of their computers.

At least it is a good beginning. The article does not speak about the major point in my opinion (interactivity with the audience – maybe because they don’t know yet how they will handle it) but CBS at least has a strategy.

Journal du Net: CBS veut se lancer dans l’information TV en continu sur l’internet

Stratégie web de CBS

C’est à ma connaissance la première grande chaîne de télé qui évoque ses plans d’avenir. Ce qu’ils veulent faire semble intéressant. En partant du principe que d’ici 2010 “les foyers connectés à l’internet à haut débit seront au moins aussi nombreux, voire plus, que ceux disposant d’un bouquet de TV par satellite ou d’un abonnement au câble” ils vont se transformer en “service d’informations à la carte disponible 24 heures sur 24 sur de nombreuses plates-formes”.

Ils vont très probablement s’inspirer du modèle blog pour créer, au-delà du contenu classique, des choses plus locales et personnelles. C’est ce que laisse penser la phrase suivante:

CBS assure aussi vouloir profiter de son réseau de correspondants à travers le monde pour proposer [...] une grande variété de programmes à la carte à une audience plus diversifié devant l’ordinateur.

En tous cas c’est un bon début. L’article ne parle pas du point majeur selon moi (l’interactivité avec l’audience) mais CBS est sur la bonne voie.

Journal du Net: CBS veut se lancer dans l’information TV en continu sur l’internet